Les aventures (ou mésaventures) d'un poisson nommé Brenda.
Aujourd'hui,, en ce mardi 8 avril 2008, j'ai décidé de consacrer cet article en souvenir de la défunte et très regrettée Brenda, le poisson rouge de la salle 215, décédée il y a quelques jours et dont la mort a été dissimulée de plusieurs façon honteuses. En souvenir de ce poisson qui nageait encore et toujours autour de son bocal, qui m'a quelque peu divertit pendant un mois, j'ai décidé d' en profiter pour parler du tricot avec une pince à linge (pas à la portée de n'importe qui).
Tout d'abord, qui était Brenda? Et bien ce qu'elle était ce résume en trois mots: un poisson rouge. Plus précisément le poisson rouge de la salle 215, qui naquis je ne sais où pour finir dans un bocal en plastique dans la salle 215 (je me répète là..) et finit ses jours frigorifiée, la tête découpée et l'abdomen éventrée pour que les petits élèves de 5ème puissent voir à quoi ressemblait l'appareil respiratoire d'un poisson. Un crime je vous dis, un scandale! Brenda savait capter mon intention par ces petits mouvements de queue, ses yeux globuleux et par sa bouche qui s'ouvrait et se refermait dans l'eau. Oui, elle était fantastique cette Brenda, et on peut dire que sa vie ne fut qu'une vaste étendue de malheurs à parte de vue. Tout d'abord, le Malheur avec un grand M était un professeur d'Svt pourvu d'un très, je dirais, brousailleux monosourcil. En se penchant au dessus du bocal (ne me demandait pas pourquoi il ne le bougeait pas..) pour prendre ses feuilles, quelques poils tombaient droit dans le monde aquatique de Brenda, suivit pas des "Beurks!" d'écoeuration (ça ce dit?) des élèves qui eux, n'avaient pas à nager parmis la chevelure sourcilière de ce prof. Brenda a eu droit à de nombreuses autres dégradations que je ne nommerai pas pour ne pas vous dégouter complètement de la race humain. Bref, la vie de Brenda ne fut pas du tout un long fleuve tranquille, vous l'aurez compris. Heureusement pour elle, sa mémoire n'est que d'une minute, donc j'espère qu'elle ne se souviendra que lorsqu'on lui donnait à manger et lorsqu'elle mangeait. Ceci dit ces sournois professeurs de biologie ont cru nous tromper, nous, petits lycéens innocents, et ont remplacé Brenda par un tout autre poisson rouge que j'ai nommé Jean-Luc-Yves-Henri-René-Patrick-Sylvestre-Barnabé-Claude-Richard-José-Marcel, comme si de rien n'était! L'imposture était flagrante, même si je fus la seule à m'en apercevoir, j'était tellement outré qu'un cri de protestation sortit de mon gosier lorsque je m'aperçus de la supercherie! Il ne devait pas être très discret car je finit mon cours dehors, ou plutôt hors de la salle (je n'étais pas à proprement parler à l'extérieur, enfin si, mais pas du bâtiment, seulement de la salle)(vous m'aurez compris)
Brenda finit ses jours au fond d'une cuvette de toilettes, mais son âme demeura pour toujours dans le bocal en plastique de la salle 215.
Cette funeste nouvelle annoncée, je vais maintenant vous parlez d'un art couturier très simple et particulier: je sous-entends bien sûr le tricot avec une pince à linge. Néanmoins cet art n'est pas à mettre en toutes les mains, il faut être d'une personnalité sérieuse et ambitieuse pour espérer en tirer quelque chose et il faut avoir une bonne relation avec sa pince à linge, car, comme nous, elles ont des sentiments et c'est bien connu: bonne entente avec sa pince à linge fait bons fruits (à prendre au sens figuré, bien sûr). Tout d'abord, la choisir: 97,3% des personnes iraient au supermarché le plus proche et en achèteraient comme on achète un sandwich ou des mouchoirs. Il n'y pas de cas plus désinvolte que celui-ci. Une pince à linge est une personne, il faut la façonner avec amour. C'est pourquoi il est indispensable de la créer sois-même, et pour cela, il faut se rendre au Congo ou en Amazonie et de prendre une branche lisse et plate. Puis, il faut cueillir des feuilles et les frotter contre le bois. Mais pas n'importe quelles feuilles! Elles doivent êtres légèrement pointu sur le dessus et avoir, elles aussi, une bonne relation avec votre branche. Il suffit de les mettre à deux mètres les unes des autres, d'attendre qu'un vent du sud-ouest venu des Iles-Canaries soufflant à 32Km/h fassent coucher toutes les feuilles des arbres sur votre gauche (si possible entre 13 et 15 heures). Il faudra attendre deux heures de plus (donc entre 15 et 17 heures) avant de pouvoir frotter la branche contre les feuilles. Cette étape achevée, il est in-dis-pen-sable de prendre 6 cours 3/4 de menuiserie et d' étudier sérieusement les différentes longueurs de canalisations en Mongolie, en passant par l'histoire du scrabble et les trois milles différentes espèces de pommes de terres. A ce stade, on est apte à créer sa propre pince à linge. Après avoir dansé le limbo en dessous de la branche, on peut enfin s'armer d'un couteau en titane inflammable à partir de 62°C (pas un de plus, pas un de moins) et commencer à tailler dans le bois. Inutile de vous décrire la satisfaction qu'on en tire, la sensation de bien-être qu'on éprouve, car c'est tout simplement impossibeul. Une vie ne mérite pas d'être vécue si on a pas, ne serait-ce qu'une fois, créée sa propre pince à linge!
Il reste maintenant le choix de la couleur: la plus classique est la blanche, mais parce que je n'aime pas faire comme tout le monde j'ai peint la mienne en orange qui est une couleur imperméable (j'aime bien tricoter dehors sous la pluie). Enfin, pour le choix de la laine, mieux vaut aller au Pérou et y tondre un lama (c'est agressif ces bêtes là!) et de remporter son butin dans un seau en plastique (le mien était prune) remplit de deux litre de lait demi- écrémé stérilisé UHT. Pour bien aéré la laine, il est conseillé de gravir neuf fois le Machu Pichu avec le seau sur la tête et un clavecin dans les chaussures (pas toujours évident!). En rentrant, il est important d'aller acheter une entrecôte chez un boucher vivant dans une grotte près de Paris et de la faire griller à 20h24 pile. Voilà, il ne vous suffit plus qu'a prendre une bonne centaine de cours de tricot avec une pince à linge avant de voir votre travail porter ses fruits! (ça peut ne jamais arrivé...)
Je le répète, le tricot avec une pince à linge est d'une simplicité accablante.